
L’adoption d'un animal est un acte sérieux et réfléchi.
Son adaptation à sa nouvelle vie pourra être délicate et prendre du temps. S’il survient des questions, des problèmes de comportement ou de sociabilisation, n'hésitez pas à consulter votre éleveur ou notre club qui sera toujours à votre disposition pour vous aider.
Un animal de compagnie n'est ni un jouet ni un objet. Adopter un animal de compagnie, c'est S’ENGAGER dans un parcours de tendresse et une relation épanouissante qui a ses règles, sa durée et ses implications pratiques. C'est une grande responsabilité qui implique donc des devoirs et des contraintes.
Une adoption doit être mûrement réfléchie.
Trop souvent nous entendons des histoires insolites où le soi-disant maître déménage, divorce, n’a plus les moyens financiers, ni l’envie pour s’occuper de son chien. Alors il s’en sépare. Comme ça, sans même essayer de continuer à vivre avec son compagnon.
Quel que soit l’âge de l’animal et s’il est en bonne santé, il est INADMISSIBLE de faire piquer le chien sans aucune autre raison que la facilité pour son propriétaire. Si tel est le cas, la dénonciation de notre part auprès des autorités compétentes sera indiscutable.
L’animal a donné tout son amour à celui qui l’adopté, qui l’a nourrit et donné un toit. Le chien est si fidèle qu’il ne pourrait rien comprendre à une situation de changement, mais s’il reste avec son maître, il s’adaptera à n’importe quelles conditions.
Si son maître est pauvre, malade, seul ou triste, le chien ne fait pas la différence. Il aimera son maître sans condition ! Contrairement à l’humain dont la superficialité est telle, que le moindre « encombrement » dans sa petite vie devient vite une source de conflit. Le chien, lui, est si prompt à donner sans même recevoir.
Réfléchissez bien avant de vous en séparer. Car votre chien ne demande qu’à vous aimer !
Si vraiment aucune autre solution n’est possible, n’abandonnez pas votre chien à n’importe qui ni n’importe où. Pour le respect de cet être vivant.
La vraie histoire de la présidente de la section romande
Nous pourrions le penser à cause de mon nom de famille aux consonances Bernoises, mais en vérité je suis une Vaudoise pur beurre, née il y a 34 ans à l’hôpital de Morges. J’ai passé toute mon enfance à la campagne, à Bière, charmant petit village militaire au pied du Jura.
Mon premier animal de compagnie, je l’ai eu à 8 mois, Pompon, un lapin nain, Et depuis je n’ai jamais vécu sans compagnons à quatre pattes autour de moi, de mes trois petits frères et sœur et mes parents.
Chiens, chats, lapins, gerbilles, canaris et poissons rouge ont été mon bonheur, et ma tristesse, durant toute ma jeunesse. A deux ans, je faisais du « cheval » sur le dos du berger des Pyrénées de mes grands parents. Il n’y a que moi qui pouvais faire cela. Je me sentais en sécurité auprès de ce grand chien.
Vers la fin de mon apprentissage d’opticienne, à 20 ans, je suis partie de chez mes parents. J’ai décidé de prendre mon propre chien. Par principe, je me suis tournée vers la S.P.A. Je voulais une race de taille assez grande. J’ai donc choisi d’avoir comme premier chien un Setter Irlandais. Et par un concours de circonstances, j’ai sauvé un chiot âgé d’un mois. Je me suis retrouvée avec Laya, ma petite Border collie croisée. Cela fait 14 ans qu’elle est avec moi.
Lorsque j’ai fini ma formation à l’école d’arts en photographie, il y a presque 5 ans, j’ai voulu réaliser mon rêve et avoir enfin mon dogue allemand. J’ai lu énormément, fait quelques visites chez des éleveurs, me suis renseignée à gauche, à droite. Là aussi, je me suis tournée vers des refuges pour choisir mon futur chien.
Au fil des pages Internet, je me trouve nez à nez avec une petite photo d’un dogue à manteau qui suppliait qu’on s’occupe d’elle.
« Lua, 2 ans, gentille, aime les enfants, besoin d’éducation. »
Ni une ni deux, j’ai immédiatement téléphoné au refuge et je suis partie le jour même à Zürich pour aller la voir.
Trois heures de route plus tard, j’arrive et vois ce chien maigre, avec les yeux dans un état pas possible, mais câline comme tout. Je décide de faire une petite promenade avec elle et ma Laya qui m’avait accompagnée. Tout se passa très bien entre les deux chiens, j’ai donc décidé d’adopter Lua.
Je suis allée le lendemain de l’adoption chez mon vétérinaire pour faire un check-up complet. A part sa maigreur, elle avait une infection vaginale, du pus dans les yeux, les oreilles tellement sales qu’elle ne devait plus bien entendre, la peau irritée et elle sentait très mauvais. Un aspect physique général qui ne m’a pas prit beaucoup de temps à retaper comparé au comportement.
Pendant les premiers jours, Lua est restée littéralement collée à moi. Ce n’est qu’au bout d’une semaine ou deux, que j’ai compris l’ampleur des dégâts.
Lua avait sûrement dû être très mal nourrie. De ce fait, elle a développé une peur viscérale de mourir de faim. Elle m’a complètement démonté ma maison. Tout ce qui était susceptible de contenir de la nourriture a été éventré. Chaque meuble, porte, frigo ont été détruits. Plus rien ne tenait debout dans l’appartement.
Au bout d’un mois de destruction massive, j’ai décidé de l’enfermer, pendant que j’étais au travail, dans une caisse faite sur mesure, pour l’empêcher de se faire du mal. Elle s’est arraché les griffes et abîmé le museau à force d’efforts pour se sortir de là.
Chaque midi quand je rentrais, elle saignait de quelque part. Et si je ne la mettais pas dans sa caisse elle détruisait les meubles et les portes de l’appartement. Un cercle vicieux.
En promenade aussi c’était l’enfer. Lua m’a déboité l’épaule et je me suis retrouvée des dizaines de fois sur le ventre à me faire traîner sur des mètres entiers, car elle courrait après les autres chiens. Entrainée par Laya, c’était pire que tout, elles aboyaient tout ce qui bougeait, je ne pouvais plus me faire obéir et je n’osais plus sortir de chez moi, de peur d’avoir un problème grave. Mon copain de l’époque en a eu marre, j’ai dû partir.
Après un an de péripéties, deux déménagements en urgence, 5 mois de squat dans une maison abandonnée et beaucoup de problèmes à régler, j’ai enfin trouvé un petit studio en ville de Lausanne qui acceptait les animaux de compagnie. Pas facile de débarquer en ville avec deux chiens, dont un très grand, et un chat.
C’est à cette époque, après un an et demi de galère que j’ai mise Lua en pension pendant un mois entier chez un éducateur canin spécialisé. Mon dernier espoir en quelque sorte.
Elle m’est revenue transformée. Un autre chien que ce que j’avais connu. Qui obéissait au doigt et à l’œil. J’ai repris goût aux promenades avec mes chiens. C’en était redevenu un plaisir.
A l’heure actuelle, tout va pour le mieux avec Lua. Malheureusement, aujourd’hui encore, je dois faire preuve d’une vigilance extrême en ce qui concerne la nourriture. Tout est sous clef, toutes les portes sont verrouillées, il y a un cadenas au congélateur et j’ai dû bloquer l’accès à la cuisine à l’aide de planches en contreplaqué. Un parcours du combattant dès que j’ai besoin de quelque chose. Une seule seconde d’inattention et Lua se rue sur mon souper, mes quatre heures, éventre la poubelle ou la caisse du chat. Mais elle ne détruit presque plus rien et ne se met plus en danger comme avant.
Je n’ai jamais baissé les bras. Lua m’a coûté une véritable fortune en dégâts d’habitation, de remise en état de mon véhicule, en éducation et en soins vétérinaires. Mais je ne m’en suis jamais séparée. Je lui ai donné la meilleure deuxième chance qu’on puisse avoir.
Quand je me sentais abattue, seule et abandonnée, mes chiens ont toujours été là pour me réconforter. L’amour que m’ont donné ces deux amis à quatre pattes est plus fort que celui de n’importe quel humain que j’ai pu connaître.
C’est pourquoi, aujourd’hui, je suis fière d’être la présidente de la section romande du club du dogue allemand pour démontrer à chacun que n’importe quel animal est digne de vivre pour le bonheur de leurs propriétaires. Pour pouvoir répondre à leurs questions, pour les soutenir en cas de problème. Mais aussi et surtout, pour partager avec tous l’amour du dogue allemand et des chiens en général.
Sandra Tschantz
Pour donner une seconde chance à un dogue allemand :
http://www.deutscher-doggen-club.ch/
SOS für Deutsche Doggen Schweiz
Tamara Kummer
Säntisstr. 19
8523 Hagenbuch
Tel. P. 052 364 02 03
Tel. M. 078 807 20 19
E-Mail sosdeutschedoggen@gmail.com
Pour donner une seconde chance à un compagnon :
www.svpa.ch/
www.sgpa.ch/
www.spafribourg.ch/
www.spane.ch/
www.spa-haut-leman.ch/
Il y a tellement d’animaux malheureux qui ne demandent qu’à redevenir l’animal d’une personne ou d’une famille accueillante, douce et consciencieuse qui s’occupera correctement d’eux.
Pensez à « la seconde chance » !
Histoire d’un pauvre chien
Semaine 1 : Ca fait aujourd'hui une semaine que je suis né, quel bonheur d'être arrivé dans ce monde!
Mois 01 : Ma maman s'occupe très bien de moi. C'est une maman exemplaire.
Mois 02 : Aujourd'hui j'ai été séparé de maman. Elle était très inquiète et m'a dit adieu du regard. En espérant que ma nouvelle « famille humaine » s'occupera aussi bien de moi qu'elle l'a fait.
Mois 04 : J'ai grandi vite, tout m'attire et m'intéresse. Il y a plusieurs enfants à la maison, ils sont pour moi comme des « petits frères ». Nous sommes très polissons, ils me tirent la queue, et je les mords pour jouer.
Mois 05 : Aujourd'hui, ils m'ont disputé. Ma maîtresse m'a grondé parce que j'ai fait « pipi » à l'intérieur de la maison, mais ils ne m'ont jamais dit où je devais le faire. En plus je dors dans la réserve... et je ne me plaignais pas !
Mois 12 : Aujourd'hui j'ai eu un an. Je suis un chien adulte. Mes maîtres disent que j'ai grandi plus qu'ils ne le pensaient. Qu'est-ce qu'ils doivent être fiers de moi !
Mois 13 : Aujourd'hui, je me suis senti très mal. Mon « petit frère » m'a pris ma balle. Moi je ne lui prends jamais ses jouets. Alors je lui ai reprise. Mais mes mâchoires sont devenues fortes et je l'ai blessé sans le vouloir. Après la peur, ils m'ont enchaîné, je ne peux presque plus voir le soleil. Ils disent qu'ils vont me surveiller, que je suis un ingrat. Je ne comprends rien à ce qui se passe.
Mois 15 : Plus rien n'est pareil... je vis sur le balcon. Je me sens très seul, ma famille ne m'aime plus. Ils oublient parfois que j'ai faim et soif. Quand il pleut, je n'ai pas de toit pour m'abriter.
Mois 16 : Aujourd'hui, ils m'ont fait descendre du balcon. J'étais sûr que ma famille m'avait pardonné et j'étais si content que je sautais de joie. Ma queue bougeait dans tous les sens. En plus, ils m'emmènent avec eux pour une promenade. Nous avons pris la direction de la route et d'un coup, ils se sont arrêtés. Ils ont ouvert la porte et je suis descendu tout content, croyant que nous allions passer la journée à la campagne. Je ne comprends pas pourquoi ils ont fermé la porte et sont partis. « Écoutez, attendez ! » Vous... vous m'oubliez... J'ai couru derrière la voiture de toutes mes forces. Mon angoisse grandissait quand je me rendais compte que j'allais m'évanouir et qu'ils ne s'arrêtaient pas : ils m'avaient oublié.
Mois 17 : J'ai essayé en vain de retrouver le chemin pour rentrer à la maison. Je me sens mal et je suis perdu. Sur mon chemin, il y a des gens de cœur qui me regardent avec tristesse et me donnent un peu à manger. Je les remercie du regard et du fond du cœur. J'aimerais qu'ils m'adoptent et je leur serais loyal comme personne. Mais ils disent juste « pauvre petit chien », il a dû se perdre.
Mois 18 : L'autre jour, je suis passé devant une école et j'ai vu plein d'enfants et de jeunes comme mes « petits frères ». Je me suis approché et un groupe, en riant, m'a lancé une pluie de pierres pour « voir qui visait le mieux ». Une des pierres m'a abîmé l'œil et depuis je ne vois plus de celui-ci.
Mois 19 : Vous ne le croirez pas, mais les gens avaient plus pitié de moi quand j'étais plus joli. Maintenant je suis très maigre, mon aspect à changé. J'ai perdu mon œil et les gens me font partir à coup de balais quand j'essaie de me coucher dans un petit coin d'ombre.
Mois 20 : Je ne peux presque pas bouger. Aujourd'hui, en essayant de traverser la rue où circulent les voitures, je me suis fait renverser. Je pensais être dans un endroit sûr appelé fossé, mais je n'oublierai jamais le regard de satisfaction du conducteur qui a même fait un écart pour essayer de m'écraser. Si au moins il m'avait tué ! Mais il m'a éclaté la hanche. La douleur est terrible, mes pattes arrière ne réagissent plus et je me suis difficilement tiré vers un peu d'herbe au bord de la route.
Mois 21 : Cela fait 10 jours que je passe sous le soleil, la pluie, sans manger. Je ne peux pas bouger. La douleur est insupportable. Je me sens très mal, je suis dans un lieu humide et on dirait même que mon poil tombe. Des gens passent, ils ne me voient même pas, d'autres disent « ne t'approche pas ».
Je suis presque inconscient, mais une force étrange m'a fait ouvrir les yeux... la douceur de sa voix m'a fait réagir. Elle disait « Pauvre petit chien, dans quel état ils t'ont laissé »... avec elle il y avait un monsieur en blouse blanche, il m'a touché et a dit « je regrette madame, mais ce chien ne peut plus être soigné, il vaut mieux arrêter ses souffrances ». La gentille dame s'est mise à pleurer et a approuvé. Comme je le pouvais, j'ai bougé la queue et je l'ai regardé, la remerciant de m'aider à trouver enfin le repos. Je n'ai senti que la piqûre de la seringue et je me suis endormi pour toujours en me demandant pourquoi j'étais né si personne ne me voulait.
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